• La maladie de Crohn

Le traitement est d’abord médical : La mesure qui convient dans toutes les formes de la maladie est l’arrêt du tabac, ce qui contribue à la réduction de l’inflammation et à la prévention des récidives. Ensuite des médicaments seront prescrits en fonction de la mise au point et des symptômes ainsi que de leurs tolérances appréciées par le médecin dans chaque cas individuel. Parmi les médicaments actifs, il faut citer le lopéramide (Imodium®), antidiarrhéique, la sulfasalazine (Salazopyrine®) qui a un effet antidiarrhéique et anti-inflammatoire, son dérivé mésalazine (Asacol®, Claversal®, Colitofalk®, Pentasa®), les corticostéroïdes(dérivés de la cortisone), notamment le budésonide (Budénofalk®, Entocort®) qui a moins d’effets secondaires, les immunosuppresseurs : azathioprine (Imuran®), 6-mercaptopurine (Purinethol), méthotrexate (Ledertrexate®). Enfin, pour les cas très graves ne répondant pas suffisamment aux corticostéroïdes et /ou aux immunosuppresseurs, il y a l’infliximab (Remicade®) administré en perfusions ainsi que l’adalimumab (Humira®) administré en injection sous-cutanée.

Pour les complications, la chirurgie économe consistant à enlever les lésions principalement responsables de la complication est indiquée. Plus de détails ont été régulièrement donnés dans les différents articles de CROHnique. Des mesures diététiques avec éventuellement des suppléments de vitamines et minéraux sont indiquées dans certains cas de maladie étendue ou d’intestin court suite à la chirurgie.

  • La Rectocolite Ulcéro-Hémorragique

Le traitement médical comprend la sulfasalazine(Salazopyrine®) et son dérivé mésalazine (Asacol®, Claversal®, Colitofalk®, Pentasa®). Dans les atteintes du rectum et du côlon gauche, la mésalazine administrée respectivement en suppositoires et lavements ou mousses a un effet anti-inflammatoire beaucoup plus puissant qu’administrée par la bouche en dragées entérosolubles (se libérant dans l’intestin) dans les poussées de la maladie. Lors de la rémission ces médicaments peuvent s’administrer par la bouche et ils permettent de diminuer le risque de récidive et peut-être, d’après certaines études, de prévenir l’éclosion de lésions précancéreuses à long terme.

Dans les poussées plus graves affectant le côlon gauche ou tout le côlon, les corticostéroïdes sont très efficaces et doivent parfois être administrés par perfusions intraveineuses associées à des transfusions (hospitalisations). Dans les formes les plus graves évoluant vers la rémission grâce à ce traitement, les immunosuppresseurs azathioprine (Imuran®) et 6-mercapto-purine (Purinethol®) sont efficaces pour prévenir la récidive. Dans certaines poussées très graves en hospitalisation, un manque de réponse thérapeutique aux corticostéroïdes après 5 jours, peut justifier l’emploi prudent de ciclosporine en perfusions ou infliximab(Remicade®) pour éviter la chirurgie si possible.